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Sujet: Saga Call of Duty Mar 17 Nov 2009 - 22:59
Call of Duty n'est pas devenu du jour au lendemain une saga dont les épisodes sont attendus avec une telle ferveur, et qui rencontrent un tel succès qu'ils en deviennent un des, sinon LE produit culturel le plus vendu. Pourtant, c'est bien depuis ses origines en 2003 que le cœur de sa formule, une narration dynamique basée sur des scripts incessants ponctuant l'action d'événements épiques, fut posé. Retour sur une série née de l'engouement pour la seconde guerre mondiale, qui a su évoluer et cultiver ses forces, pour devenir un exemple à suivre pour beaucoup de jeux d'action.
Call of Duty PC / Mac - 7 novembre 2003
L'épisode fondateur de la série est né sous la houlette d'Infinity Ward.
À l'époque, l'une des séries phares du First Person Shooter (Jeu de tir en vue subjective) se nommait Medal of Honor, et avait déjà fort bien nourri la ferveur qu'ont développé les joueurs pour la Seconde Guerre Mondiale. Les deux séries pouvaient d'ailleurs sembler similaires (pourtant, de notables différences d'approche existent), et ont lutté côte à côte pour le cœur des joueurs, Call of Duty sous la bannière d'Activision, et Medal of Honor sous celle d'Electronic Arts. Et ce n'est pas un hasard. Car les développeurs d'Infinity Ward ne sont autres que des anciens du studio 2015, qui a développé... Medal of Honor : Débarquement Allié, le troisième volet de la série MoH.
Pour Call of Duty, leur optique était d'offrir au joueur une immersion qui sache prendre en compte l'aspect global des affrontements. C'est-à-dire qu'à la différence des Medal of Honor, qui tout en usant de techniques similaires (scripts incessants de mise en scène dynamique) proposaient avant tout aux joueurs d'incarner un héros plutôt solitaire qui renverserait presque à lui seul l'issue des batailles dépeintes par le jeu, Call of Duty jouait la carte de l'escouade, avec des niveaux dans lesquels le joueur était presque toujours accompagné de personnages secondaires gérés par le jeu. Pour faire simple : il s'agissait de proposer l'équivalent de Band of Brothers en jeu, plutôt que de Il faut sauver le soldat Ryan.
La mission d'entraînement ouvrant le jeu se déroule à Toccoa, tout comme le premier épisode de Band of Brothers.
D'autres différences entre les deux séries ont été marquées dès ce premier opus, bien entendu. En termes de jouabilité, par exemple, la palette d'actions de Call of Duty était plus large que dans Medal of Honor ; se coucher à terre, donner au corps à corps un coup de crosse, et surtout, épauler pour mieux viser, un élément encore aujourd'hui central dans la jouabilité des tous derniers épisodes de la série.
C'est aussi dès ce premier opus que le jeu en réseau marque un des grands axes de la formule. Jouable à 64 en ligne, sur 16 cartes de qualité, dans une variété de modes plus ou moins classiques, le multi ne marque pas encore les joueurs de l'époque, même si des petites idées agrémentent agréablement l'expérience et préfigurent de développements futurs, comme un petit effet de caméra après une mort.
Enfin, la volonté de travailler avec des professionnels d'Hollywood est déjà très présente. La musique est composée par Michael Giacchino (la série Lost, notamment), tandis que les doublages sont assurés par des acteurs comme Jason Statham ou Giovanni Ribisi.
Call of Duty : La Grande Offensive PC / Mac - 8 Octobre 2004
Cet add-on marque le début de l'exploitation de la licence par d'autres studios que ses créateurs Infinity Ward. Le succès de Call of Duty aidant, Activision demande en effet à Gray Matter Studios (Return to Castle Wolfenstein) de livrer une nouvelle campagne, et cet add-on sortira ainsi en octobre 2004 en France, un peu moins d'un an après Call of Duty, donc. Et, déjà, la qualité de l'ensemble peine à égaler celle de l'original, débutant en quelque sorte le cycle aujourd'hui connu des amateurs de la série, qui veut qu'un épisode sur deux soit finalement dispensable, et qu'Infinity Ward soit finalement seul à faire avancer sa série avec talent.
Call of Duty 2 PC / Mac - 4 novembre 2005, Xbox 360 - 25 novembre 2005
Avec le succès du premier, et la tendance forte qui pousse à l'époque le genre FPS autant que la thématique Seconde Guerre Mondiale, Infinity Ward propose rapidement une suite à son titre fondateur, en novembre 2005.
C'est aussi la première fois que la licence débarque sur console, avec sa sortie sur Xbox 360. Sorti ainsi parmi les titres de lancement de la nouvelle - à l'époque - console de Microsoft, le titre d'Infinity Ward est une fois de plus plébiscité par la critique pour la qualité et la variété de ses scènes.
Les évolutions par rapport à l'épisode fondateur sont pourtant rares. Si le jeu propose un peu plus de marge de manœuvre pour permettre par exemple des contournements et autres tactiques liées à la taille des niveaux, la formule reste la même, à une exception près, et de taille : fini les kits de santé pour regagner de la vie, la série passe ainsi au système de régénération automatique popularisé notamment par Halo.
Du côté scénario, cet épisode se partage en trois campagnes. Campagne Soviétique, d'abord, puis britannique et enfin américaine. Il y a déjà des croisements de personnages, et un équilibre qui n'est pas sans rappeler les trois actes des futurs Modern Warfare 1 & 2.
La deuxième mission de Call of Duty 2, dans sa version PC.
Call of Duty 2 : Big Red One PlayStation 2 / Xbox / GameCube - 18 novembre 2005
Il faudra attendre cette suite, donc, pour que la licence parte à l'assaut des consoles. Mais le monde console a débuté sa transition, et la plupart des joueurs sont encore sur Xbox, PlayStation 2 ou GameCube, puisque la Xbox 360 vient à peine de sortir. Il faut donc fournir un épisode sur ces machines, moins performantes et amorçant leur fin de vie. Et ce n'est pas, une fois encore, Infinity Ward qui s'y colle, mais Treyarch, pour un épisode sous-titré "Big Red One", surnom de la 1ère division d'infanterie américaine.
Globalement réussi, le jeu fait incarner trois soldats américains, et rencontre lui aussi le succès, mais il reste incontestable qu'il peine, une fois de plus, à égaler le travail d'Infinity Ward sur les deux premiers volets principaux de la série.
Call of Duty 2 : Big Red One dans sa version GameCube
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Dernière édition par BAR4CUDA le Mar 17 Nov 2009 - 23:36, édité 1 fois
BAR4CUDA
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Sujet: Re: Saga Call of Duty Mar 17 Nov 2009 - 23:24
Call of Duty 3 : En marche vers Paris PlayStation 2 / Xbox / Xbox 360 - 10 novembre 2006, PlayStation 3 - 23 mars 2007, Wii - 8 décembre 2006
Call of Duty 3 marque le premier épisode "canonique" qui ne sera pas développé par Infinity Ward. C'est Treyarch, déjà responsable du spin-off de Call of Duty 2, "Big Red One", qui s'y colle, et aura la charge du développement des nombreuses versions prévues du jeu, alors qu'Activision envisage désormais la juteuse licence comme un produit qui doit être disponible sur tous les formats, aussi inégaux soient-ils face à une formule de blockbuster à grand spectacle. Si la 360 avait déjà eu le précédent volet, CoD 3 fut aussi un titre de lancement pour la PlayStation 3 et la Wii.
Soyons francs, le résultat sera accueilli de manière mitigée par la critique. D'abord, le sous-titre "En marche vers Paris", spécifique à l'édition française, trompe légèrement puisqu'il ne s'agira point de libérer notre très chère capitale, mais plutôt de revivre la Bataille de la Poche de Falaise suivant les différents points de vue, des américains aux polonais en passant par les anglais et les canadiens. C'est aussi le premier épisode à ne pas voir le jour sur le PC, la plate-forme qui a vu naître la série.
Pendant ce temps, en coulisses, Infinity Ward lutte auprès d'Activision pour imposer un changement de thématique, qui donnera naissance au quatrième volet de la série, Modern Warfare. Mais comme le révèleront plus tard les développeurs du studio, l'éditeur fait une fixette sur la Seconde Guerre Mondiale et si les joueurs commencent, eux, à être sérieusement lassés par les jeux sur le sujet, qui ne se limitent d'ailleurs pas aux FPS, Activision peine à vouloir prendre un tel risque avec une franchise à présent bien installée. Mais le studio, dont la réputation est installée et le succès important aux yeux de son éditeur, en a marre, comme en témoigne son patron, Vince Zampella :
"Après Call of Duty 2, nous n'avions vraiment aucune envie de retourner à la Deuxième Guerre Mondiale, mais Activision le voulait vraiment, le compromis étant de nous fournir des kits de développement console en échange d'un titre sur la Deuxième Guerre Mondiale. Nous avions toujours voulu être sur consoles, et Activision nous voyait plus comme un développeur PC."
Le passage de plain-pied à la "next-gen" nécessite bien sûr des ressources et un temps supplémentaire, une refonte des outils de développement et l'apport d'une masse considérable de nouvelles technologies et méthodes de travail, ainsi que la gestion d'équipes de plus en plus grandes. C'est sans aucun doute en grande partie pourquoi les cycles de développement passeront dès lors à une alternance entre Infinity Ward et Treyarch, afin de pouvoir continuer à livrer un épisode chaque année sans compromettre la qualité des jeux, cet épisode ayant eût environ un an pour être développé. C'est peu, d'autant qu'il est aussi un des volets les plus présents sur différentes plates-formes.
Mais avec ce 3e épisode, il est désormais clair pour les joueurs éduqués que les volets qui ne sont pas développés par Infinity Ward sont les moins réussis, et ce CoD 3, globalement bien réalisé, peine plus encore à renouveler la série, malgré une tentative d'apports nouveaux avec une incursion de Quick Time Event peu subtils pendant des scènes de corps à corps. C'est aussi le premier qui joue la carte des classes de personnages différentes pour sa partie multijoueurs.
Un trailer de Call of Duty 3, dans lequel les difficultés du passage à la next-gen sont perceptibles...
Call of Duty 4 : Modern Warfare PlayStation 3 / Xbox 360 / PC / DS - 9 novembre 2007, Wii - 10 novembre 2009
Pour la série comme pour le jeu vidéo, il est difficile de ne pas admettre qu'il y a eu un avant et un après Call of Duty 4 : Modern Warfare. Fort du temps supplémentaire que l'alternance avec Treyarch leur apporte, Infinity Ward parvient à imposer son désir de changer de thématique à l'éditeur Activision, et livre en novembre 2007 un premier épisode moderne pour la série, à mille lieues de la Seconde Guerre Mondiale.
Le succès est au rendez-vous, surtout en ligne : il s'impose rapidement comme le meilleur FPS de sa catégorie en Multijoueurs, uniquement tutoyé par Halo 3 qui propose un gameplay moins frénétique et des options communautaires qui savent séduire une autre frange d'amateurs. La structure de ce multijoueurs, qui s'articule autour de niveaux débloqués au fur et à mesure des parties et permettant petit à petit d'enrichir l'arsenal de jeu ainsi que les modes et d'autres possibilités, sera reprise par bon nombres d'autres titres du genre.
Modern Warfare marque aussi une nouvelle étape dans la qualité visuelle et sonore qu'il est possible d'atteindre sur les plates-formes HD, tout en propulsant les forces traditionnelles de mise en scène de la série vers de nouveaux sommets.
Les éloges sont quasi unanimes, tout comme les regrets que la campagne, qui nous propose une alternance de missions tantôt axées infiltration, tantôt guerre totale, soit si courte. Des voix s'élèveront également contre le message sous-jacent qu'on accuse l'épisode de véhiculer, et il sera ainsi taxé par certains d'américanisme primaire et nauséabond. Beaucoup y voient une apologie de la guerre comme unique solution aux conflits mondiaux et passage obligé à l'obtention de la paix mondiale, et ce en dépit du caractère ostensiblement fictif des contextes géopolitiques qui servent de théâtre à l'action.
Cet épisode marque aussi une nouvelle étape en termes de succès commercial : rien qu'en France, les 15.000 pré-réservations témoignent d'une belle attente (même si elle sera, on le verra, explosée par celle de sa suite tout récemment sortie). Le jeu s'est écoulé à plus de 13 millions d'exemplaires dans le monde, phagocytant au passage à sa sortie les ventes de nombreux autres titres pendant la période traditionnellement chargée des fêtes de fin d'année.
Trailer de Call of Duty 4 : Modern Warfar
Call of Duty : World at War PC / PlayStation 3 / Xbox 360 / Wii - 14 novembre 2008
Développé par Treyarch, ce cinquième opus a eu beau bénéficier d'un plus long cycle de développement que leur précédent titre (environ deux ans au lieu d'un), et du moteur graphique développé pour Modern Warfare, il reste inférieur en termes de mise en scène. Le rythme trop soutenu et la sauvagerie quasi-constante des affrontements témoigne d'une habileté moindre du studio à proposer un narratif équilibré, mais la qualité globale du titre, en termes de réalisation notamment, reste de très bonne facture. Le parti-pris de dépeindre à l'exagération la violence de la guerre lui vaut le premier classement 18+ de la série.
Il est aussi le premier à proposer un mode coopératif, à deux joueurs en local et quatre en réseau, qui permet de découvrir la campagne à plusieurs. Enfin, signalons le très spécial mode "zombie", disponible une fois la campagne complétée. Il s'agit d'y repousser des vagues successives de zombies dans une sorte de survival horror / action simplifié, qui s'articule autour d'une course au score.
Le succès commercial fulgurant de son prédécesseur ne manque pas de propulser celui-ci en tête des ventes, avec une deuxième place aux États-Unis le mois de sa sortie, et même un record de vente battu en Grande-Bretagne en s'écoulant deux fois plus que Modern Warfare la première semaine de sa commercialisation. À ce jour, ce volet s'est écoulé à plus de 11 millions d'exemplaires dans le monde
Trailer Call of Duty : World at War
Call of Duty : Modern Warfare 2 PlayStation 3 / Xbox 360 / PC - 10 novembre 2009
À peine sorti, Call of Duty : Modern Warfare 2 est déjà un phénomène, au moins commercialement. Avec 150.000 pré-réservations en France, il est tout simplement 10 fois plus pré-commandé que son prédécesseur Modern Warfare. Le retour d'Infinity Ward aux commandes pour une suite à nouveau moderne assure au titre une exposition et une réception hors normes. Déjà vendu à plusieurs millions d'exemplaires, il bat tous les records des précédents opus. On estime à 20 millions de dollars son budget de développement (production seule, hors royalties divers et marketing).
Pour autant, le titre lui-même n'apporte finalement pas grand-chose de neuf par rapport au premier, du point de vue du solo. L'histoire fait directement suite au volet Modern Warfare, et se boucle aussi rapidement. Elle reste en tout cas une leçon de maîtrise en matière de mise en scène, de variété, et de rythme.
La principale nouveauté de ce volet est le mode SpecOps (Opérations Spéciales), qui remplace en quelque sorte le coopératif "simple" proposé par World at War, avec un mode plus arcade constitué de défis à parcourir de préférence à deux.
C'est le premier volet de la série à ne pas proposer d'option serveurs dédiés sur PC, ce qui suscite la furie des joueurs. Si officiellement l'abandon de cette traditionnelle option multijoueurs fut décidée par le studio pour faire place à une nouvelle plate-forme soit-disant meilleure, elle condamne surtout le développement amateur de mods, et les serveurs de jeux privés configurés comme le souhaitent les joueurs, à contre-courant du précédent volet qui avait mis à disposition divers outils pour la communauté PC. Une pétition, toujours en ligne, réunit plus de 200.000 signatures de joueurs PC indignés par ce choix.
Une autre polémique a cours concernant l'un des niveaux du jeu, dans lequel le massacre d'innocents a lieu sous le feu nourri d'une bande de terroristes qu'accompagne le joueur, dans le rôle d'un agent infiltré. Une fois encore, le réalisme et la violence accrue du jeu lui ont valu une classification "18+", la seconde dans la série.
Il est intéressant par ailleurs de rappeler qu'Infinity Ward a présenté le titre sous le nom de "Modern Warfare 2" tout court pendant de longs mois avant de réintégrer au logo et à la communication la marque "Call of Duty", sans doute sous la pression d'Activision qui a très vite découvert que sans sa présence, les ventes seraient sans doute moins conséquentes.
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Sujet: Re: Saga Call of Duty Mer 18 Nov 2009 - 9:24
Beau travail et merci pour toutes ces infos.
BAR4CUDA
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Sujet: Re: Saga Call of Duty Mar 1 Déc 2009 - 23:43
Merci Speed tu es bien le seul .... je t'aime
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Sujet: Re: Saga Call of Duty Mer 2 Déc 2009 - 11:32
Bravo. Je ne l'avais pas lu de suite parce que je trouve la séries très peu interressante, en vérité c'est pour cela que je n'ai pas acheté le 4 immédiatement a sa sortie. Pour moi Call of Duty égal ersatz de Medal Of Honor, ce qui n'était pas faux jusqu'au 4...
Saga Call of Duty
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